Wanderers – Sense of wonders

Quelques belles images de l’espace et la voix du célèbre astronome Carl Sagan : il n’en faut pas plus au réalisateur suédois Wernquist pour satisfaire les quelques spectateurs frustrés par un Interstellar qui n’avait pas été digne de leurs attentes.

Nous présentant simplement les progrès d’une humanité qui a su s’implanter plus loin dans l’espace, dans un futur fictif, ce court est avant tout marquant esthétiquement. Les images sont créées à partir de photos et de cartes de lieux existants dans notre système solaire. Le spectateur ne manque alors pas d’être hypnotisé devant une vision évidemment optimiste du futur de l’humanité : des humains souriants défilent au milieu de magnifiques paysages spatiaux. Les avancées technologiques présentées sont elles-mêmes extraites de l’imagination d’auteurs de science-fiction. L’ascenseur spatial que l’on voit sur Mars, par exemple, est une idée popularisée par le  livre de Arthur  C. Clarke, Les fontaines du paradis. C’est un rêve, évitant la dystopie lourde de grands sentiments d’ Interstellar.

Wernquist offre son film au bon moment : voilà une version allégée d‘Interstellar (qui s’est occupé de créer un désir de film de SF), une version scénarisée des images qui nous sont récemment arrivées de Rosetta (qui entretiennent un engouement particulier pour les découvertes scientifiques et visuelles).

La voix de Sagan, décédé en 1996, est récupérée de la lecture de son propre livre A Pale blue dot : A vision of the human future in space (1994). “Pale blue dot”, c’est aussi le nom d’une photographie prise de la Terre par la sonde Voyager 1 en 1990, où notre planète n’est qu’un minuscule point. C’est bien la limite actuelle que forme notre propre planète que Wernquist dépasse ici : vers l’infini et au delà, c’est un rêve de grandeur et de réussite qui s’exprime.

Claire-Marie Pascal

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