“SHÉRIF JACKSON”, un (western) spaghetti qui laisse sur sa faim?

sherif jackson

Aujourd’hui, c’est (western) spaghetti !

     Aujourd’hui on se met à table avec le Shérif Jackson de Logan Miller, qui tire son nom du personnage interprété par l’infatigable Ed Harris. Contrairement à ce que laisse supposer le titre, le héros du film n’est pas le shérif Jackson et même si ce dernier est plus charismatique que l’héroïne (ce qui n’est pas difficile parce qu’elle ne dévoile son jeu qu’à la fin), il reste un personnage secondaire. Visiblement, le syndrome Pirate des Caraïbes a encore de beaux jours devant lui.

     Toutefois ne blâmons pas trop vite le réalisateur car en V.O., le film porte le nom énigmatique de Sweetwater. Peut-être est-ce une référence biblique obscure aux non-anglophones, peut-être pas, ce qui est sûr, c’est qu’il paraît un peu décalé pour un film qui se déroule exclusivement dans l’aridité du Far West et où la narration est aussi sèche que le décor. Elle est tellement sèche que l’on peine à s’émouvoir du malheur, voir du décès des protagonistes, mais elle a le mérite d’alléger les clichés et d’effacer l’arrière-goût de déjà-vu des personnages et de l’intrigue. Finalement, la mayonnaise prend dans ce mélange hasardeux de scénario classique de western, de gags d’autant plus hilarants qu’improbables, de prises de vue contemplatives et de personnages résolument modernes. On en ressort un peu déçu parce que le brave Logan nous ouvre l’appétit avec un film honnête, puis nous laisse sur notre faim en en n’exploitant pas tout le potentiel. On espère que son prochain film nous rassasiera.

Bon appétit les cinéphiles, on se retrouve bientôt pour une nouvelle critique sur la Celsathèque!

A. Maynart

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